Didier Super !!

Super drole, et pourtant il aborde un sujet délicat. Mais je suis pas loin d'être d'accord avec ce qu'il dit lol
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# Posté le samedi 25 octobre 2008 09:32

Le mariage et l'adoption pour les homosexuel(le)s : une homophobie institutionnelle ??

Ces deux débats prennent une place importante dans notre société. La question est la suivante : le mariage doit-il être ouvert aux "conjoints" de même sexe? Et l'adoption doit-elle être limitée par le fait que le couple d'adoptant est homosexuel ?

I. Le mariage homosexuel : entre institution sacrée et acte juridique.

Il me semble que le positionnement de chacun dans ce débat répond aussi à notre conception du mariage. Pour moi, comme pour beaucoup je pense, le mariage a perdu la plupart de ses significations religieuses. Le mariage est avant tout une situation juridique. C'est montrer officiellement que deux personnes sont ensemble et forment une unité juridique. Des droits découlent du mariage. Dans cette définition du mariage, il ne peut pas exister de frontière au mariage homosexuel. Il s'agirait alors bel et bien d'une homophobie institutionnelle.

Mais le mariage a une origine, et une connotation, religieuse. Le mariage est l'union, devant Dieu et l'Eglise, de deux personnes. Le mariage est donc une institution en elle même (et plus un seul contrat), et elle répond à des impératifs différents. Dans la théorie religieuse, le mariage a pour but ultime la reproduction. Pour cela, il faiut donc que le mariage soit ouvert aux seuls hétérosexuels. Cette explication, très très basique, peut nous permettre de comprendre l'aversion que connait l'église envers les homosexuels. La morale religieuse réprouve souvent les relations de ce types.

Pour ma part, je pense que le raisonnement des différentes églises est archaïque et intolérant. Aujourd'hui, on ne se marie plus pour faire des enfants. C'est bien sur le schéma standard, mais le côté juridique du mariage prend de facto le pas sur la sacralisation du mariage.

II L'adoption par des couples homosexuels : l'intéret supérieur de l'enfant en danger ?

La question, ici, est différente. Le constat est le suivant : un couple ne peut pas avoir d'enfant, car ils sont du même sexe. De l'autre côté, il y a un enfant, qui n'a plus ses parents. Dans ce cas, peut-on confier l'enfant au couple homosexuel? La réponse du droit, en l'état actuel des choses, est négative. L'administration ne permettra pas à un couple homosexuel d'adopter un enfant. Toutefois, de tels couples peuvent déjouer cette interdiction en se présentant comme un célibataire. Mais dans ce cas, l'enfant n'est celui que d'un des deux membres du couple.

Dans cette question, un seul impératif nous est imposé : l'intéret de l'enfant. Ceux qui sont contre l'adoption par des couples homosexuels disent que l'enfant a besoin de deux référants : un masculin, le père, et l'autre féminin, la mère. Cet argument est contestable.
Bien sur, en théorie, l'enfant se construit avec des repères. Ces repères sont, avant tout, apporté par les parents. Mais les parents n'ont pas le monopole du repère. Est-ce que l'enfant ne peut-il pas trouver un référant autre que ses parents ?
Mais l'abération ultime concernant cet argument est qu'on accepte l'adoption par une seule personne, célibataire, mais on n'accepte pas l'adoption par des parents homosexuels. La seule différence est alors, si on se limite à l'intéret de l'enfant, le jugement des autres, de la société. Car, en effet, il est délicat pour un enfant d'assumer que ses parents ne soient "pas comme les autres". Certains enfants le prendront très bien, en répondant simplement qu'il a deux papas ou deux mamans. Mais il est vrai que d'autre le prendront moins bien. Ils tenteront alors de le cacher, ou d'éviter la question. Ils auront alors peut-ête "honte" de leurs parents. Mais l'enfant d'une famille monoparentale peut souffrir tout autant, même si la différence est d'une autre nature.

De plus, de fait, de nombreux enfants sont élevés par des parents de même sexe. Un homme ou une femme, qui a eu un enfant à l'occasion d'un mariage, et qui se découvre une sexualité autre élévera son enfant avec son compagnon. Ici, de même, les enfants réagiront de manière multiples. Mais la probabilité que l'enfant soit plus perturbé est faible.

Enfin, en prenant un peu de recul, où se trouve l'intéret de l'enfant? Le constat mondial est que de nombreux enfants sont orphelins dans le monde entier. Dans un vision simpliste mais peut-être suffisante, il faut combler deux vides l'un par l'autre. Des enfants ont besoin de parents, et des adultes ont envie de devenir parents. L'intéret de l'enfant dans le monde est donc d'ouvrir au maximum l'adoption, y compris au couple homosexuel.

Ma conclusion est donc claire : on devrait pouvoir donner aux couples homosexuels la possibilité d'adopter des enfants. Laissez vos com'.

PS : cet article est un peu désordonné parckil est le fruit de ma réfléxion. L'opinion qui y est exprimée n'est pas définitivement la mienne et j'attends vos commentaires et vos arguments pour la changée.

# Posté le samedi 06 septembre 2008 15:58

Modifié le vendredi 26 septembre 2008 16:53

De la légalisation du cannabis ?

C'est un combat, ou du moins une revendication, que les jeunes (comme si il éxistait une unicité de pensée chez les jeunes) livrent depuis quelques années. Beaucoup de jeunes, en effet, estiment que le cannabis devrait être dépenalisé. C'est une question importante. Aujourd'hui, une part non négligeable des gens en détention purgent des peines qui ont un lien avec le traffic de stupéfiant. Deux point, à mon avis, doivent être relevés:

1. Cannabis et tabac (seul).
L'argument phare des "pro-dépénalisation" est le suivant. "La consommation de cigarette est autorisée. Pourquoi pas le cannabis ? " En effet, selon eux, le principal danger de la consommation de cannabis étant la dépendance, la cigarette est tout aussi nocive. Il y aurait donc un genre de discrimination entre les dépendances. La cigarette et sa nicotine, tuent mais sont légales; tandis que le cannabis, (qui tue tout autant) est interdit et durement réprimé.
Toutefois, cet argument n'a, à mon sens, que peu de poids. Premièrement, le cannabis ne peut être comparé à la cigarette que dans le caractère addictif de ces deux produits. Le cannabis connait en effet des effets immédiats qui sont autres que le tabac. Là où le tabac 'destresse', le cannabis procure un 'plaisir', qui s'apparente à une perte de controle et une altération des sens.
De plus, plutôt que de légaliser le cannabis en prenant comme exemple le tabac, on devrait viser le résultat inverse : interdire la cigarette en prenant comme exemple le cannabis. Les ravages de la cigarette sont énormes. Je n'ai pas les chiffres en tête mais je suis sur qu'une personne au moins meure chaque jour du tabac, et de ses conséquences à long terme. On devrait donc interdire, au même titre que le cannabis, le tabac. Ce serait une question de santé publique, car les victimes du tabac ne sont pas les seuls fumeurs (cf tabagisme passif).
Toutefois, on aboutirait à un monde privé de tout plaisir. Mais ça c'est une autre question, plus large et plus philosophique.

N. B. mes connaissance étant très faibles, je ne peux pas faire le parrallèle entre le cannabis et l'alcool. A priori, je ne trouve pas de différence entre les effets de l'alcool et ceux du cannabis (ja parle là des connaissance à long terme : dépendance, maladies en cas de dépendance, ...) Faudrait-il alors interdire l'alcool (Mais non on est un pays viticole !! quel taulée ce serait !! ) ?


2. Cannabis et autres drogues illicites.

Les détracteurs de ces "pro-dépénalisation" retorquent que l'usage de cannabis est une porte ouverte aux autres drogues, plus dures, telles que la cocaïne ou les extasy (dsl pour l'orthographe). Il faudrait alors maintenir cette interdiction envers le cannabis pour éviter aux jeunes de connaitre les autres drogues.

A mon avis, cet argument est potable, mais est la généralisation d'un risque sporadique. Il est potable parce qu'il est vrai que le cannabis est une drogue, et qu'il accoutume le consommateur. Quand la prise de cannabis régulière ne suffit plus, il sera enclin à prendre autre chose, qui lui fera un effet qu'il n'a pa connu et qui le 'comblera'. Mais il est sporadique car il faut d'abord que le consommateur se drogue régulièrement au cannabis. Et dans ce cas, tous les fumeurs de tabacs seraient-ils tous des potentiels fumeurs de cannabis? Non.

En définitive, il me semble que le cannabis doit encore être interdit. Les accidents routiers dûs au cannabis et les possibles glissements vers des drogues plus dures doivent nous pousser à cette solution. On sait toutefois très bien que toutes les répressions du monde ne feront pas descendre les consommations de cannabis. Au contraire, on pourrait soutenir que fumer du cannabis est le moyen de braver la société et ses normes. Mais la dépendance est, à mon sens, moins certaine qu'avec la cigarette. Un fumeur occasionnel de cannabis est tout aussi dangereux qu'un buveur d'alcool occasionnel. Les conséquences a court terme peuvent être fatales (conduite sous l'emprise de ses deux "drogues" ou produits affectant la perception). Les conséquences à long terme aussi.
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# Posté le mardi 08 juillet 2008 14:48

Ingrid Bétancourt libérée !!

En ce 2 Juillet, au soir, une bonne nouvelle nous arrive : Ingrid Bétancourt, la député colombienne, d'origine française, est libérée. Elle a vécu durant 6 ans un séjour, qui s'apparrente à un calvaire, dans la jungle colombienne avec les FARCs.

Mais en ce 2 juillet au soir je redoute déja les éventuelles récupérations politiques. Les récupérations politiques peuvent d'abord résulter des autorités sud-américaine. Les relations entre le président colombien URIBE et le président vénézuélien CHAVEZ sont tendus, notamment à cause des FARCs. Mais, en France aussi les récupérations peuvent venir. N. Sarkozy en avait fait un objectif prioritaire dès le début de son mandat présidentiel. Il avait tenté, en vain, de faire accélerer les choses en Colombie. Toutefois, il semble que la libération d'Ingrid Bétancourt et de 14 autres otages soit le fait des forces armées colombiennes. Mais je pense aussi que les autorités françaises ont surement joué un beau role. Mais faut pas politiser cette affaire !

Mais la première pensée, qui doit rester l'unique, doit aller aux enfants d'Ingrid Bétancourt, à toute sa famille, et à elle surtout. Il est évident que la vie d'Ingrid Bétancourt va être différente de celle d'avant. Mais je penses que son futur ne sera pas sombre. Pourquoi pas Présidente de la Colombie... Mais cette douloureuse détention sera peut-être trop traumatisante pour elle.

A suivre et vive la liberté !!!

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 16:46

Racisme ou communautarisme ?

Ce texte fait suite à un fait d'actualité. Dans le XIXème arrondissement de Paris, un jeune homme s'est fait agresser par une bande.

Ce jeune homme, habitant de ce quartier, portait apparemment une kippa (désolé pour l'orthographe) sur le crane, et était donc ostentatoirement juif. Les médias ont donc qualifié l'agression d'antisémite. D'ailleurs, le jeune homme, que les médias appelleront rapidement par son prénom, a été présenté avant tout comme étant juif. Les médias ont alors d'ores et déjà dévoilé le motif des agresseurs : l'antisémitisme.

Mais il s'avère que la cause de cette agression est tout autre. Attention, je ne souhaites en aucun cas cautionner cette violence. En effet, les motifs de ces jeunes gens résident dans l'atmosphère de "guerre des clans" dans ce quartier. Là où les journalistes veulent voir du racisme, réside en fait du communautarisme. Il faut "analyser" cette agression d'un point de vue plus général. Il sagit en effet d'un échelon gravit dans la violence entre deux bandes rivales.

Mais le communautarisme n'est il pas une forme de racisme? En tout cas, il ne s'agit pas d'une forme d'antisémitisme. L'antisémite connait une peur, une aversion envers les juifs, et plus généralement envers la religion juive. Or, dans le cas du jeune agressé, la religion n'a rien a voir là dedans. Si le conflit communautaire aurait confronté des roux et des bruns, l'issue aurait été la même. Même si les communautés dans notre cas sont basées sur la religion (pour les "juifs"), et sur l'origine (pour les "africains"); l'agression n'a pas pour motif la haine envers la religion juive et ses adeptes.
Mais le communautarisme est une forme de racisme en ce qu'elle pousse celui qui se sent membre d'une communauté de considérer les autres comme des êtres inférieurs, ou au moins comme des Ennemis. Le jeune homme agressé n'a pas été perçu par les agresseur comme un individu mais comme un membre de la communauté rivale.

Les médias, et quelques associations juives (comme le CRIF je crois) ont de suite qualifié l'agression d'antisémite parce que le jeune homme était juif et portait sa kippa. Mais cette kippa était aussi le symbole ou un indice de l'appartenance à une communauté.
Et le problème de cet amalgame est important. Premièrement, d'un point de vue pratique et juridique, les jeunes hommes qui ont agressé cette personne risquent une peine moindre. En effet, le motif antisémite ou raciste d'une violence est puni plus durement, comme étant une circonstance aggravante. Mais surtout, cet amlgame ne permet pas de résoudre le problème. Le vrai problème c'est le communautarisme,la "ghettoisation" (encore pardon pour l'orthographe), le manque de cohésion sociale, de vie sociale.
Dans cet arrondissement de Paris, la Police est très peu présente, donc la Justice n'est pas rendue, donc l'Etat n'est pas présent. Le problème n'est pas la foi en une religion, ou l'aversion envers telle ou telle autre, le problème est plus à la portée de chacun, à la portée de la société dans son ensemble.

Comme d'habitude, ce ne sont que des mots. Je n'ai pas la science infuse, ni la totalité des données dans cette histoire. Je voulais juste montrer une nouvelle fois que les apparences sont trompeuses. Quand un jeune juif est agressé, c'est pas forcèment une agression antisémite. Ca peut l'être mais il faut alors utiliser le conditionnel car ça peut être un problème de bande rivale ou un problème plus personnel.

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# Posté le mardi 24 juin 2008 13:33

Modifié le mardi 01 juillet 2008 15:30