Ces deux débats prennent une place importante dans notre société. La question est la suivante : le mariage doit-il être ouvert aux "conjoints" de même sexe? Et l'adoption doit-elle être limitée par le fait que le couple d'adoptant est homosexuel ?
I. Le mariage homosexuel : entre institution sacrée et acte juridique.
Il me semble que le positionnement de chacun dans ce débat répond aussi à notre conception du mariage. Pour moi, comme pour beaucoup je pense, le mariage a perdu la plupart de ses significations religieuses. Le mariage est avant tout une situation juridique. C'est montrer officiellement que deux personnes sont ensemble et forment une unité juridique. Des droits découlent du mariage. Dans cette définition du mariage, il ne peut pas exister de frontière au mariage homosexuel. Il s'agirait alors bel et bien d'une homophobie institutionnelle.
Mais le mariage a une origine, et une connotation, religieuse. Le mariage est l'union, devant Dieu et l'Eglise, de deux personnes. Le mariage est donc une institution en elle même (et plus un seul contrat), et elle répond à des impératifs différents. Dans la théorie religieuse, le mariage a pour but ultime la reproduction. Pour cela, il faiut donc que le mariage soit ouvert aux seuls hétérosexuels. Cette explication, très très basique, peut nous permettre de comprendre l'aversion que connait l'église envers les homosexuels. La morale religieuse réprouve souvent les relations de ce types.
Pour ma part, je pense que le raisonnement des différentes églises est archaïque et intolérant. Aujourd'hui, on ne se marie plus pour faire des enfants. C'est bien sur le schéma standard, mais le côté juridique du mariage prend de facto le pas sur la sacralisation du mariage.
II L'adoption par des couples homosexuels : l'intéret supérieur de l'enfant en danger ?
La question, ici, est différente. Le constat est le suivant : un couple ne peut pas avoir d'enfant, car ils sont du même sexe. De l'autre côté, il y a un enfant, qui n'a plus ses parents. Dans ce cas, peut-on confier l'enfant au couple homosexuel? La réponse du droit, en l'état actuel des choses, est négative. L'administration ne permettra pas à un couple homosexuel d'adopter un enfant. Toutefois, de tels couples peuvent déjouer cette interdiction en se présentant comme un célibataire. Mais dans ce cas, l'enfant n'est celui que d'un des deux membres du couple.
Dans cette question, un seul impératif nous est imposé : l'intéret de l'enfant. Ceux qui sont contre l'adoption par des couples homosexuels disent que l'enfant a besoin de deux référants : un masculin, le père, et l'autre féminin, la mère. Cet argument est contestable.
Bien sur, en théorie, l'enfant se construit avec des repères. Ces repères sont, avant tout, apporté par les parents. Mais les parents n'ont pas le monopole du repère. Est-ce que l'enfant ne peut-il pas trouver un référant autre que ses parents ?
Mais l'abération ultime concernant cet argument est qu'on accepte l'adoption par une seule personne, célibataire, mais on n'accepte pas l'adoption par des parents homosexuels. La seule différence est alors, si on se limite à l'intéret de l'enfant, le jugement des autres, de la société. Car, en effet, il est délicat pour un enfant d'assumer que ses parents ne soient "pas comme les autres". Certains enfants le prendront très bien, en répondant simplement qu'il a deux papas ou deux mamans. Mais il est vrai que d'autre le prendront moins bien. Ils tenteront alors de le cacher, ou d'éviter la question. Ils auront alors peut-ête "honte" de leurs parents. Mais l'enfant d'une famille monoparentale peut souffrir tout autant, même si la différence est d'une autre nature.
De plus, de fait, de nombreux enfants sont élevés par des parents de même sexe. Un homme ou une femme, qui a eu un enfant à l'occasion d'un mariage, et qui se découvre une sexualité autre élévera son enfant avec son compagnon. Ici, de même, les enfants réagiront de manière multiples. Mais la probabilité que l'enfant soit plus perturbé est faible.
Enfin, en prenant un peu de recul, où se trouve l'intéret de l'enfant? Le constat mondial est que de nombreux enfants sont orphelins dans le monde entier. Dans un vision simpliste mais peut-être suffisante, il faut combler deux vides l'un par l'autre. Des enfants ont besoin de parents, et des adultes ont envie de devenir parents. L'intéret de l'enfant dans le monde est donc d'ouvrir au maximum l'adoption, y compris au couple homosexuel.
Ma conclusion est donc claire : on devrait pouvoir donner aux couples homosexuels la possibilité d'adopter des enfants. Laissez vos com'.
PS : cet article est un peu désordonné parckil est le fruit de ma réfléxion. L'opinion qui y est exprimée n'est pas définitivement la mienne et j'attends vos commentaires et vos arguments pour la changée.